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En toute raison
Une page s'éteint au rythme du silence Comme un sanglot perdu démonte l'océan. Le passage est hardi pour gagner le péan De l'oubli du passé qui hante la souffrance.
Combien de jours encor périront sous l'essence D'un vague à l'âme abject au cratère béant ? S'il n'était de témoin autre que le néant Sans nul doute l'histoire ôterait la sentence.
La peine du mortel abolit cet espoir. Au seuil du renouveau, le jour sent le terroir Sans le moindre frisson d'un revers nostalgique.
L'abandon de ce jeu, sordide cruauté, Animera l'aurore au parfum angélique. La perte douloureuse enfante la beauté. |